
| Les états de services du Général K¼NIG |
|
| Pourquoi ? |
|
|
Sergent Aspirant Sous-lieutenant Sous-lieutenant Lieutenant Capitaine Commandant Lieutenant-colonel Lieutenant-colonel Colonel Général de Brigade Général de Brigade Général de Division Général de Corps d'Armée Général d'Armée |
26-01-18 22-02-18 03-06-18 (T.T.) 25-03-19 03-09-20 25-06-32 01-07-40 25-11-40 (T.T.) 25-12-40 25-06-41 12-08-41 (T.T.) 05-06-42 25-05-43 25-06-44 20-05-46 |
DÉCORATIONS Grand Croix de la Légion d'Honneur Croix de la Libération Médaille Militaire Croix de Guerre 1914-1918 Croix de Guerre TOE Croix de Guerre 1939-1945 Médaille de la Résistance avec rosette Médaille des Évadés DÉCORATIONS ÉTRANGÈRES Grand Cordon du NICHAN IFFIKHAR Grand Cordon du OUISSAN ALAOUITE Chérifien Médaille du Mérite Militaire Chérifien Grand'Croix de l'Ordre de SAINT OLAF de NORVÈGE Croix de Guerre norvégienne avec Glaive Médaille de Guerre norvégienne Grand'Croix de l'Ordre du DANNEROC (DANEMARK) Grand'Croix de l'Ordre "Grand ducal de la Couronne de Chêne" Grand'Croix magistrale de l'Ordre de MALTE Grand'Croix de l'Ordre d'Orange-Nassau (PAYS-BAS) Grand'Croix d'Adolphe NASSAU (Luxembourg) Grand'Croix de l'Ordre de SAINT-CHARLES (MONACO) Grand'Croix de l'Ordre Georges 1erde GRÈCE Grand Officier de l'Ordre de LÉOPOLD Croix de Guerre belge avec palme Grand'Croix de la Couronne (Belgique) Grand Officier de l'Étoile de la GRANDE COMMORE Commandant de la Légion du Mérite (USA) Croix de Guerre tchécoslovaque Croix de Guerre luxembourgeoise (1940) Croix de l'Épée d'Arménie Médaille d'Or de la CONVENTION "The Historical Society of the New World" (USA) Médaille de la Résistance polonaise avec rosette Étoile du 2e degré du LION BLANC pour la victoire Compagnon honoraire de "DISTINGUISHED SERVICE ORDER" (GB) Compagnon de l'Ordre du BAIN Ordre de SOUVAROF de 1re classe VIRTUTI MILITARI |
|
CAMPAGNES FRANCE (14-18) MAROC NORVÈGE FRANCE (39-40) A.O.F. ERYTHRÉE SYRIE |
LIBYE ÉGYPTE TUNISIE ALGÉRIE FRANCE (44-45) ALLEMAGNE |
|
|
CITATIONS Ordre de l'Armée (26-09-18) conférant la Médaille Militaire Ordre de la Division (02-09-18) Ordre du Bataillon (02-08-21) Ordre de la Division (10-06-33) Ordre du Corps d'Armée (12-06-34) Ordre de l'Armée (28-12-44) portant promotion au grade d'Officier de la Légion d'Honneur (rang du 29-06-40) Ordre de l'Armée (30-12-44) portant promotion au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur (rang du 25-06-42) Ordre de l'Armée (10-05-41) portant élévation à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur (rang du 01-09-44) Ordre de l'Armée portant nomination "Compagnon de la Libération" |
||
|
K¼NIG le militaire (Site de l'Ordre de la Libération) |
|
|
K¼NIG le politique (Site de l'Assemblée Nationale) |
|
|
Extrait du livret souvenir de la Promotion, daté du 24 avril 1971 Le monde où nous vivons semble parfois s'adapter avec difficulté aux conséquences du progrès technique et scientifique. Certains esprits troublés en viennent parfois à remettre en question les structures et les valeurs traditionnelles ; à affirmer leurs droits tour en méconnaissant leurs devoirs. L'Armée ne reste pas en marge du progrès, et ses réalisations le prouvent mais, chargée de l'exceptionnelle mission de défendre le Nation par la Force des Armes, elle doit, dans un cadre en pleine évolution, préserver le capital de traditions et de vertus que lui ont légué ses glorieux anciens. Pour l'Officier, la voie apparaît toute droite, toute simple, mais qui peut affirmer qu'une carrière ne connaîtra pas des moments difficiles, des moments où le doute s'opposera à la foi, où l'hésitation affaiblira la détermination. Or «si ceux qui manient la force française venaient à se décourager, il n'y aurait pas seulement péril pour la Patrie, mais rupture de l'harmonie générale » (Général de Gaulle). Pour vaincre le découragement, quels meilleurs guides que les exemples offerts par les grandes figures qui illustrent notre histoire ; cette conviction doit se concrétiser par le choix d'une action, d'une image, d'un nom qui, le moment venu, s'imposera à nous pour galvaniser nos énergies et raviver notre courage. Le nom de Promotion, facteur de rapprochement intellectuel et d'unité de pensée a valeur de symbole. Il marque la volonté de cohésion des Élèves Officiers et garantit une solidarité sans faille lorsque, par la suite, les voies deviendront divergentes. Il « confère l'unité des tendances, provoque l'ardeur et féconde le talent ». Nous avons choisi pour notre Promotion une figure exemplaire : le Général K¼NIG. Orgueil de la France, il incarne pour nous les vertus de chef. Ses actions d'éclat pendant la première guerre mondiale, son activité inlassable au cours des opérations de pacification du Maroc, le fait d'Armes de Bir-Hakeim et son ½uvre à la tête des Forces Françaises de l'Intérieur illustrent une existence consacrée entièrement au succès de la France. Bir-Hakeim, comme d'ailleurs les autres succès militaires et politiques du Général furent rendus possibles par sa volonté de fer et sa lucidité profonde, mais aussi par une générosité exceptionnelle qui le poussait à se passionner pour les causes les plus humbles et une droiture qui, inspirant d'emblée confiance et respect, lui donné une autorité morale incomparable. Au c½ur de chacun de nous existe une force vive, prêt à agir et à s'exprimer. L'exemple du Général K¼NIG la maintiendra toujours en éveil.
|

|
HOMMAGE DE LA PROMOTION AU GÉNÉRAL K¼NIG Texte lu par le Président de l'association "Promotion Général K¼NIG", lors de la cérémonie du 11 juin 2002 au monument K¼NIG de la porte MAILLOT à Paris, lors de la commémoration du soixantième anniversaire de la bataille de Bir Hakeim et en hommage au commandant de la 1re DFL. ______ |
|
Il y a 32 ans nous avons choisi comme parrain de promotion une figure exemplaire du Panthéon militaire : le général K¼NIG. Il incarnait pour nous les vertus du chef. Ses actions d'éclat au cours de la Première Guerre Mondiale, son activité inlassable pendant les opérations de pacification au Maroc, le fait d'armes de Bir Hakeim dont nous commémorons aujourd'hui le soixantième anniversaire, et son œuvre à la tête des Forces Françaises de l'Intérieur illustraient une existence consacrée entièrement au service de la France, conclue par une carrière politique qui par deux fois le conduira à la tête du ministère de le défense et des forces armées. Cinq étapes de sa vie méritent une attention particulière. Engagé volontaire au 36e régiment d'infanterie à 18 ans, l'aspirant K¼NIG est médaillé militaire à la veille de ses vingt ans. Toute sa vie il conservera un attachement profond pour le régiment normand où il reçut le baptême du feu et au sein duquel il révéla très tôt une sensibilité d'artiste et une ardeur exceptionnelle dans l'engagement. La Légion étrangère lui imprime sa marque à partir de 1931, et pas un instant dans l'ambiance troublée d'une bataille perdue, le capitaine K¼NIG n'a eu d'hésitation sur son devoir. Aussi, c'est avec joie, qu'évadé de France, il rejoint les légionnaires de le 13e Demi-Brigade qui vont former le noyau des Forces Françaises Libres. C'est avec eux qu'il commence la grande épopée de la reconquête du territoire national. En 1942, le sous-officier médaillé militaire de 1918 est devenu le général vainqueur des troupes de Rommel à Bir Hakeim après avoir tenu tête à leurs assauts du 26 mai au 11 juin et par trois fois refusé de se rendre. Ce fait d'armes lui vaut le célèbre télégramme du général De Gaulle : << Général K¼NIG, sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes son orgueil >>. Á partir de 1944, le général K¼NIG est chargé des plus hautes et aussi des plus délicates fonctions : commandant supérieur des forces françaises en Grande-Bretagne, délégué militaire de la France libre auprès du Commandant suprême interallié, commandant des Forces françaises de l'intérieur, gouverneur militaire de Paris après sa libération, commandant en chef des forces d'occupation en Allemagne. Il termine sa carrière comme vice-président du Conseil supérieur de la guerre. Après avoir connu tous les honneurs militaires, le général d'armée K¼NIG embrasse une carrière politique en étant élu député de Strasbourg en juin 1951. Président de la commission de la défense nationale puis par deux fois ministre de la défense, jamais ses hautes fonctions ne l'ont tenu éloigné de ses administrés. Tous ceux qui l'ont connu, à quelque étape de sa carrière que ce soit, ont unanimement souligné sa finesse, sa modestie mais surtout sa farouche volonté de ne pas subir et, en dépit d'une rudesse apparente, l'attention fidèle qu'il a toujours su témoigner à ses frères d'armes. Trente-deux ans après avoir choisi le général K¼NIG comme parrain de promotion, forts pourtant de nos expériences, le rappel d'un tel destin ne peut qu'inviter à l'humilité les hommes mûrs que nous sommes devenus... Daniel BRÛLÉ |